Nouvelle « Voir rouge »

Plop à tous ! Voici un petit article pour vous annoncer la parution d’une nouvelle, intitulée « Voir rouge », sur le site de SWTOR le 14/07/2021 !

 

VOIR ROUGE

Alors que la MAJ 7.0 a été annoncée il y a peu, voici une petite nouvelle, publiée par l’équipe de SWTOR, qui nous en dit plus sur la situation des clans Mandaloriens à l’heure actuelle. On nous propose de retrouver Rass et Jekiah Ordo sur Geonosis !


Rass Ordo

Jekiah Ordo

Je suis encore en retard. Jek va me tuer.

Rass Ordo n’était plus qu’à quelques pas de l’entrée du « Cover Fire », une cantina très prisée qu’il fréquentait avec son frère Jekiah depuis des années. Quand Jekiah n’était pas en mission, il passait le plus clair de son temps dans cet établissement, où il venait quasiment toujours à la même heure, commandait toujours les mêmes types de plats et côtoyait toujours les mêmes personnes. C’était la cantina officieuse des guerriers. Des pros du blaster et des lames venus dépenser leurs crédits. Tout, des affiches déchirées à l’enseigne suspendue en passant par l’épaisse porte en bois, avait la couleur rouillée du sang séché, exposé depuis des années aux vents du désert qui soufflaient sur les dunes de sable rouge entourant le campement. Rass n’était pas né sur Geonosis, mais il y vivait depuis suffisamment longtemps pour que ses couchers de soleil embrasés et ses nombreuses lunes lui manquent lorsque son travail l’amenait sur d’autres mondes.

Il tira sur la poignée en cuivre teintée de rouge. La lourde porte en chêne ne parvenait pas à étouffer le vacarme qui régnait à l’intérieur. La porte s’ouvrit dans un grincement aigu. Il fut aussitôt saisi par l’odeur épicée de la nourriture qui cuisait et de la bière et noyé dans le brouhaha des soldats en permission.

Il pénétra à l’intérieur, plissant les yeux dans la faible lumière. Les habitués le saluèrent bruyamment. Rass les salua de la main, un grand sourire aux lèvres. S’attendant à une remontée de bretelles méritée de la part de son frère ainé, il se fraya rapidement un chemin entre les tables, saluant les clients d’un signe de tête, d’un mot ou d’une tape dans le dos, pour rejoindre son coin habituel. Jekiah était plongé dans son bloc de données, concentré, le visage grave. Il avait l’air fatigué. Rass sentit sa poitrine se serrer. Les choses avaient changé pour Jekiah. Victime de ses talents et de son obstination alors que tout était contre lui, Jekiah s’était fait remarquer par les dirigeants. Shae Vizla, la chef des Mandaloriens, était sur la piste d’un rival dangereux et avait nommé Jekiah au poste d’arbitre. Son frère parlait désormais en son nom pour tout ce qui concernait les affaires mandaloriennes. Un grand honneur, ou comme l’avait observé Jekiah : « Un sacré emmerdement ».

Jekiah était resté sur Geonosis pour gérer les opérations quotidiennes, préférant se tenir à distance du siège du pouvoir de Mandalore pour bien faire comprendre au peuple qu’il n’était pas Shae Vizla et qu’il n’avait aucune vue sur son titre. Rass ne pensait pas que ce soit nécessaire, mais Jekiah était un soldat loyal et il n’hésiterait pas à prendre des coups pour la bonne cause. Aujourd’hui, il n’était plus un simple soldat, mais dans cette cantina bruyante située sur une planète poussiéreuse, les clients lui faisaient le plus grand des compliments en ignorant ouvertement son nouveau statut et en continuant à le considérer comme un des leurs.

« Pas de leçon de morale ? » demanda Rass, en élevant la voix pour couvrir le bruit tandis qu’il s’asseyait. Jetant un œil sur le bloc de données, il ajouta : « Les nouvelles ne doivent pas être bonnes. » Il croisa le regard du barman pour commander deux verres.

« Encore un mort. Le troisième cette semaine », répondit Jekiah.

Les Mandaloriens vivaient rarement en paix et cette période ne faisait pas exception. Jekiah baissa son écran en tirant sur sa barbe, qui était plus grisonnante que brune ces derniers temps. Les Mandaloriens se battaient. C’était leur mode de vie, et Rass en était fier. « On n’aiguise pas une lame si on n’a pas l’intention de l’utiliser », répétait souvent son frère. Les verres furent servis sans cérémonie. Rass en repoussa un.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? »

« Le clan Shale a de nouveau été attaqué. Il avait à peine terminé sa formation. » Jekiah lui fit passer le bloc de données. Il ne pouvait pas se résoudre à regarder à nouveau le corps.

« Les Nerak ? » Mais Rass connaissait déjà la réponse. Le clan Nerak n’hésitait pas à faire couler le sang pour se faire entendre. Rass regarda l’écran. C’étaient eux.

« C’est fort probable. Ils ne savent pas s’arrêter. »

« Quel gâchis. » Jekiah prit une gorgée pour ravaler sa frustration.

Le clan Nerak était jeune d’après les standards Mandaloriens, efficace mais assez commun, cherchant encore son identité. Alors quand son ancien chef s’était moqué d’un arriviste impulsif du nom de Ballag et qu’il fut tué sur-le-champ, certains dirent qu’il s’agissait d’un véritable défi, mais d’autres l’apparentèrent à un meurtre. Ballag devint le chef du clan, mais sa réputation était entachée. Il avait un problème avec le fait de paraître faible.

Ballag commença à provoquer des bagarres et à répandre du sang pour prouver sa force. Le dernier affrontement en date, c’était avec le clan Shale. Il s’agissait d’un clan ancien et respecté, avec assez de trophées et de gloire pour le prouver.

Le corps affiché à l’écran méritait une mort meilleure avec un ennemi meilleur.

« Tu t’attendais à quoi, avec Ballag aux commandes ? » lui lança Rass. « Il va épuiser les Nerak, à force », reprit-il d’un ton moqueur. Il n’aimait pas Ballag. Trop têtu pour diriger, trop stupide pour le voir.

« J’ai parlé à Arla Shale », l’informa Jekiah. « J’ai combattu avec elle lors de l’assaut sur Darvannis. Elle est forte, mais elle refuse de laisser son peuple se faire traiter comme ça. Ils ne vont pas en rester là. On n’a pas fini de voir des cadavres. En l’absence de Mandalore, nous devons rester unis. »

« Que comptes-tu faire ? »

« Les contacter. Il faut qu’on se parle. »

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« Un duel ? » demanda Arla, sans que son visage, marqué par l’âge et les blessures, ne trahisse la moindre émotion. Après un instant de réflexion, elle fit un signe de tête à Jekiah. « Je m’en remets à la décision de l’arbitre. » Il n’y avait aucune peur dans ses yeux, seulement de la certitude.

Ballag hésitait. Il dominait tout le monde d’une tête. Ses yeux d’un jaune étrange allaient de Jekiah à Arla, un signe discret qui trahissait son malaise. Arla était expérimentée. Elle n’était peut-être pas plus rapide ni plus forte que lui, mais Ballag aurait été stupide de la considérer comme une cible facile. Arla haussa un sourcil devant son hésitation.

« D’accord », souffla-t-il en bombant le torse. Rass eut envie de lever les yeux aux ciel, mais il se retint. Cela allait permettre de résoudre le problème. Peut-être. Rass faisait confiance à Jekiah, mais il n’était pas convaincu du succès de l’entreprise. Il s’était passé trop de choses et les plaies étaient trop profondes.

« Bien », acquiesça Jekiah. « Mais avant que je n’officialise tout cela, il y a une autre condition. » Ses yeux brillaient tels deux fragments d’obsidienne. « Si l’un d’entre vous est vaincu », commença-t-il lentement en observant chaque chef, « lui et son clan seront détruits. Pas de pitié, pas d’exceptions. »

« Comment ? » s’exclamèrent simultanément Ballag et Rass. Rass fit un pas vers Jekiah, l’incrédulité perçant dans sa voix.

« Jek… ? »

Devant le regard de Jekiah, Rass se figea. Ce n’était pas son frère. Pas celui avec lequel il avait vécu mille aventures, des combats de lutte au centre d’entraînement aux séances de voltige dans un speeder volé stationné sans surveillance derrière la place du marché. C’était l’arbitre des Mandaloriens. Sa parole faisait loi.

« On ne peut pas détruire un clan comme ça ! » insista Ballag. Son indignation était légitime, mais à ce moment-là, elle paraissait bien faible.

« Soit vous acceptez ce duel, soit vous arrêtez de vous battre », déclara Jekiah.

« D’accord », dit Arla. Elle restait impassible, mais il y avait quelque chose sur son visage. De la méfiance et autre chose… De l’amusement ? Il y avait quelque chose entre Jekiah et elle. Rass n’arrivait pas à savoir quoi.

Cette chose indéfinissable faisait enrager Ballag. Des tâches rouges commencèrent à apparaître. Il lui jeta un regard assassin.

« Alors ? » Le visage de Jekiah était impassible.

Le jeune homme serra les poings, un rictus aux lèvres. « Haar’chak ! » jura-t-il. « D’accord ! » lâcha-t-il en tournant les talons et en partant d’un pas furieux. Arla fit un signe à Jekiah et le suivit, la porte se refermant derrière eux dans un fracas.

« Les clans ne vont pas aimer ça. Pas du tout. Qu’as-tu fait ? »

Jekiah lui lança un regard stoïque. « J’ai pris une décision. »

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L’arène. Aussi éloignée des grandes salles d’Aldérande et des fards de Nar Shaddaa qu’un lieu puisse l’être. Aucune décoration ou presque ne venait adoucir la brutalité de la pierre. Ce n’était pas un lieu de divertissement comme les ignobles fosses mortelles des Hutts. C’était un lieu fait pour régler les différends entre guerriers.

Le sol de l’arène était un mélange de terre compacte, de sable rouge et de gravier qui écorchait la peau et blessait les pieds de ceux qui n’étaient pas assez concentrés. C’était un bon endroit pour se battre et un endroit convenable pour mourir. Depuis des siècles, ses murs gris résistaient stoïquement aux bruits du combat. Il n’y avait aucun siège pour les spectateurs, rien n’était fait pour s’y sentir à l’aise. Lorsque les autres se battaient, vous restiez debout. L’assemblée criait, entrechoquant armes et armures dans une transe chaotique en attendant que l’affrontement commence.

Un cor retentit. Un instrument fabriqué dans un os prélevé sur une créature ancestrale pour indiquer le début du combat pour l’honneur. La foule répondit par un hurlement tonitruant. Jekiah Ordo, arbitre des Mandaloriens, apparut à l’extrémité de l’arène. L’éclat discret d’un mur de boucliers s’éleva dans les airs pour s’assurer qu’aucun spectateur ne serait blessé ni tenté d’intervenir. Dans l’arène, tous les jugements étaient définitifs.

Jekiah commença à avancer. La clameur diminuait à chacun de ses pas. Lorsqu’il atteignit le centre, il s’arrêta pour observer la foule. Un silence absolu régnait. Ils désapprouvent, pensa Rass en contemplant l’arène depuis le haut des tribunes. Plus que cela, ils sont furieux. Bien sûr, tous avaient entendu dire que le sang coulerait encore plus après la désignation du vainqueur. Depuis que Mandalore l’Innocenté avait, une génération plus tôt, ordonné l’extermination du clan Cadera parce qu’il refusait de lui obéir, personne n’avait pris de mesure aussi impitoyable. Rass avait parlé plusieurs fois à son frère au cours des derniers jours, mais Jekiah refusait de céder. Les chefs de ces deux clans allaient se battre. Le vainqueur s’en irait et le perdant et tous ses partisans mourraient. Jekiah se tenait immobile au centre. Il fit un signe de la tête.

Ballag du clan Nerak et Arla Shale du clan Shale entrèrent dans l’arène depuis des côtés opposés. Ballag arborait des trophées à la ceinture, des peaux, des fourrures et des os des monstres qu’il avait affrontés. Il portait un bouclier rond hérissé de lames au poignet et un redoutable fusil à mitraille sur l’épaule. Il fit un signe de tête à la foule, levant prématurément les bras en l’air en signe de victoire. Arla n’avait pas de décorations, si ce n’est l’usure de son armure et un long fusil muni à son extrémité d’une baïonnette aiguisée. Elle ne quittait pas son adversaire des yeux.

Un fracas métallique s’éleva parmi la foule. Le bruit devint de plus en plus fort tandis que chacun frappait le sol, un plastron ou deux armes l’une contre l’autre. Ils honoreraient les combattants, à défaut d’honorer l’homme à qui ils devaient leur présence ici.

Les Mandaloriens des clans opposés se tenaient de part et d’autre de l’arène. L’enjeu dépassait de loin ce seul affrontement. Rass remarqua qu’il manquait une partie du clan Nerak. Peut-être n’avaient-ils pas confiance en leur chef et avaient-ils décidé de prendre la fuite. Les lâches. Ils devaient soutenir leur chef ou s’en choisir un nouveau.

Jekiah leva une main ouverte. Le tumulte cessa. Un éclair bleu jaillit de son jetpack et il s’éleva dans les airs, la main toujours ouverte. Tous les yeux étaient braqués sur lui. Il regarda Ballag qui hocha la tête, se frappa le torse et lança un cri de guerre. Il regarda Arla, qui agita son fusil et hocha la tête. Jekiah ferma le poing.

Ballag se propulsa en avant, son jetpack enflammé. Arla fit un pas de côté pour l’éviter, mais il balança son bouclier et asséna un coup sur son plastron et son casque, la renversant. Une petite éclaboussure disparut dans le sable rouge. La foule applaudit. Première giclée de sang. C’était ce qu’il voulait faire, se dit Rass. Sa vie, son clan tout entier, sont en jeu, et il veut amuser la galerie ? Ballag avait de nouveau levé les mains alors que Rass regardait Arla se relever avec peine. L’attaque avait fait plus de dégâts qu’il n’y paraissait. S’appuyant lourdement sur son fusil, elle se préparait pour la suite. Ballag chargea. Cette fois, il la toucha et la poussa en arrière, manquant de la faire tomber à nouveau. En se posant, il pointa son fusil à mitraille, mais elle le dévia avec son fusil au moment même où il faisait feu dans un bruit assourdissant. Arla décrivit un arc rapide avec son arme, jusqu’à planter la crosse de son fusil dans le casque de Ballag et lui asséner un coup violent sur la tête. Elle s’apprêtait à l’atteindre avec sa baïonnette, mais Ballag esquiva l’attaque. Abandonnant son fusil à mitraille, il sortit délicatement un long couteau cranté attaché à sa jambe. Il le leva, agitant sa lame tel un serpent.

Par sa force et sa vitesse, Ballag était imbattable au combat rapproché. Il accentua la pression en alternant mouvements amples et petits coups. Arla peinait à repousser les attaques, utilisant son long fusil comme bâton. Seul le bruit du métal heurtant le métal s’élevait au-dessus de la clameur de la foule. Arla se défendait. Elle ne gaspillait pas son énergie et ne faisait que des mouvements strictement nécessaires. Elle empêchait Ballag de réussir, mais sa défense mesurée ne lui permettrait pas de remporter ce combat.

Une autre esquive. Ballag lança un juron et fit un pas en arrière, faisant tournoyer la dague dans sa main. Arla brandit son fusil devant elle. Elle avait une demi-dizaine d’entailles sur les mains et le torse et elle commençait à chanceler. Ballag hurla et fit de nouveau tournoyer sa dague, attirant son regard. Il se jeta en avant, activa son jetpack à la dernière seconde et se retourna pour la frapper avec son bouclier. Le sang gicla. Arla s’effondra au sol, une main sur la gorge, l’autre sur son fusil pour s’appuyer. La foule bondit, se pressant contre le bouclier. Un chant rythmé commença lentement à monter tandis que Ballag s’élevait dans les airs, poussant des cris de victoire. Arla s’accrochait fermement à son fusil, pesant dessus de tout son poids, sans parvenir à se relever. Rass regarda son frère, le cœur battant à tout rompre. Jekiah observait la scène depuis son promontoire, le poing toujours fermé.

Ballag reprit sa dague pour le coup fatal. Une autre étincelle de son jetpack et il fondit sur Arla, son arme étincelant.

Alors que quelques centimètres seulement les séparaient, Arla fit pivoter son fusil, sa crosse déjà fermement plantée dans le sol, et dirigea la baïonnette vers le torse de Ballag, enfonçant son extrémité dans l’épaule de ce dernier. Ballag hurla et se mit à cracher du sang. Ce n’était pas un coup fatal, mais un coup suffisant pour en finir. Arla s’empara de la dague qui glissait des mains de Ballag. Il ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois en état de choc. Arla se tenait debout, toute trace de sa faiblesse passée effacée. Ses blessures au cou et sur le reste du corps saignaient, mais elles étaient beaucoup moins graves qu’on ne l’aurait cru. Ballag voulut empoigner le fusil de son adversaire, mais il n’avait plus aucune force.

Arla leva la dague de Ballag en l’air. Inversa sa prise. La foule s’était tue. Elle scruta son clan pendant quelques secondes. Elle fit un signe de la tête avant de tourner son regard vers le clan Nerak, qui se tenait assis en silence de l’autre côté de l’arène.  Certains étaient dévastés, d’autres en colère, d’autres encore avaient accepté leur sort et attendaient. Elle baissa la dague au niveau de la gorge de Ballag. Appuyant sa lame crantée contre sa peau nue. Il tressaillit, les yeux brillant de haine et de peur. Jekiah s’était rapproché, mais il ne disait rien.

« Match nul », dit calmement Arla.

Jekiah se posa à côté d’elle. Les témoins assez proches pour entendre commencèrent à murmurer. « Match nul, arbitre », répéta-t-elle, plus fort cette fois.

Les murmures se mirent à enfler dans la foule. Pendant quelques instants, Jekiah regarda Arla et un Ballag impuissant.

« Je déclare le match nul ! » annonça Jekiah, sa voix résonnant aux quatre coins de l’arène. La foule se mit à crier. Rass ne savait pas si c’étaient des cris de colère ou de surprise. Sûrement les deux. Jekiah se tourna vers Ballag, qui perdait beaucoup de sang. « Est-ce qu’on a un d’accord ? »

Ballag serra les dents. Le combat continuait en lui, se mêlant à la mare de sang rouge. Il acquiesça.

« Ce duel est terminé. » Il leva le poing et l’ouvrit pour que tout le monde puisse le voir.

Arla lança la dague au loin avant de retourner vers son clan. Le claquement des armes contre le métal était assourdissant.

Ballag saisit sa dague de ses doigts engourdis. Le clan Nerak ne faisait pas un bruit.

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Pas de bavardages sur le trottoir, aujourd’hui. Rass allait y arriver.

Il tourna à l’angle de la rue. Jekiah était là, devant la cantina, les yeux rivés sur son bloc de données.

« Jek ? »

Il leva les yeux. « Rass. Tu es à l’heure. Hum. Je devrais m’inquiéter ? » demanda Jekiah. Il avait les yeux brillants. Un spectacle rare, mais bienvenu.

« Pas de circulation. Quoi de neuf ? »

« Le clan Nerak s’est trouvé un nouveau chef. »

« Tu m’étonnes ! » répondit Rass avec un sourire en coin.  « Et le clan Shale ? »

« Ils sont forts », acquiesça Jekiah. « Arla est une excellente guerrière. Tu sais, j’ai combattu à ses côtés une fois. »

« Tu me l’as déjà dit, oui », confirma Rass, un sourire aux lèvres. Il se rapprocha et ajouta à voix basse : « Tu as pris un sacré risque, Jek. »

Jekiah acquiesça, le regard soudain plus sombre. Rass lui donna une tape sur l’épaule. « Allons-y. »

« Rass… » Jekiah l’arrêta, la main sur la porte. « Je me suis dit qu’on pourrait essayer la cantina en haut de la rue. Histoire de changer un peu. »

« Quoi ? Pourquoi ? » Rass commença à ouvrir la porte.

« Rass. » Son ton était doux, mais il maintenait la porte fermée. « Laissons-les manger. » Jekiah retira sa main de la porte, la poussière rouge tournoyant autour d’eux. « Allez, viens ! C’est moi qui régale. »

Les bruits familiers étouffés provenant de l’intérieur étaient forts et rassurants, mais Rass retira sa main de la porte et les deux frères se mirent à remonter la rue en silence.

Vous pouvez également retrouver la nouvelle sur le site de SWTOR :

https://www.swtor.com/fr/info/news/article/20210714

 

UNE SACRÉE HISTOIRE À RACONTER

Si vous l’aviez manquée, une autre nouvelle était sortie le 13/04/2021 pour introduire la MAJ 6.3 « Sombre chute ». Ce coup-ci, nous pouvions assister à un échange entre Satele Shan et Aryn Leneer.


Satele Shan

Aryn Leneer

Le silence pesant qui régnait dans la pièce fut rompu par Maître Satele, qui posa une tasse sur la table avec un bruit sourd. De la boisson parfumée s’élevait un tourbillon de fumée. Aryn Leneer était assise, immobile, nerveuse, les mains sur les genoux et les yeux rivés sur la tasse.

« Ce thé est chaudement recommandé par le Général Daeruun, assura Maître Satele.

– Merci », Aryn se réchauffa les mains autour de la tasse. « J’en conclus qu’il doit être bon ?

– Très bon. »

Le silence se fit à nouveau, et l’ancien Grand Maître Jedi resta debout, étudiant lentement du regard le visage d’Aryn. De quoi la rendre encore plus nerveuse.

« Vous pouvez vous asseoir, vous savez, lança Aryn.

– Je préfère rester debout, répondit Maître Satele. – Mais, » poursuivit-elle sous le regard renfrogné d’Aryn, « je peux m’asseoir si cela vous dérange. »
Maître Satele tira une chaise et Aryn but une gorgée du thé qu’elle lui avait offert. Il était bon. Très bon. Et, étonnamment, plutôt apaisant.

« Vous ignorez sans doute ce que j’ai fait après… après avoir quitté l’Ordre, commença Aryn.

– J’ai entendu des rumeurs.

– Bien sûr », Aryn reprit une longue gorgée de thé. « On s’est installés sur Dantooine. Zeerid, Arra et moi. On a une ferme. C’est très calme.

– Ça a l’air merveilleux.

– Ça l’est, assura Aryn. Tout est si paisible. Alors, quand quelque chose ne va pas… on le remarque forcément. »
Une autre gorgée de thé. Ne serait-ce que pour se donner une contenance. C’était maintenant ou jamais. Elle devait le dire.

« Dark Malgus est venu sur Dantooine. »

Le regard fixe du Jedi ne vacilla pas d’un pouce. Aryn ne s’attendait pas à ce que le calme légendaire de Maître Satele Shan laisse brusquement place à la panique, mais son absence totale de réaction l’agaça. On aurait dit qu’elle venait de lui annoncer qu’il s’était mis à pleuvoir.

Aryn poursuivit : « J’ai senti qu’il arrivait, alors on s’est préparés. Zeerid a barricadé la ferme et emmené Arra dans un endroit sûr…

– Et vous, qu’avez-vous fait ? »

Après ce long silence, la question de Maître Satele fut si soudaine qu’Aryn crut tomber de sa chaise.

« Je… Je suis partie à sa recherche. J’ai suivi sa piste jusqu’au seul endroit de Dantooine qui pourrait intéresser un Seigneur Sith.

– L’enclave… » lança Maître Satele dans un souffle à peine plus audible qu’un murmure.

Aryn avala le reste du thé d’une traite. Elle ne savait pas si c’était les effets apaisants de la boisson ou le vernis stoïque de Maître Satele qui commençait à craquer, mais elle commençait enfin à se sentir prête à revivre ce qui s’était passé.

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De la même façon qu’elle avait senti Malgus approcher de Dantooine avant qu’il n’arrive, Aryn pouvait sentir la puissance de la Force qui émanait de l’ancienne enclave Jedi avant même de la voir. Mais, alors que son speeder traversait les plaines herbeuses en direction des ruines, elle sentit autre chose : une présence forte, inextricable de l’aura de l’enclave, qui la corrompait…

Malgus.

Aryn contourna le plus gros blba qu’elle put trouver et gara son vieux tas de ferraille à l’ombre de sa canopée verdoyante. Elle remercia les étoiles que Zeerid ait pensé à installer une toute nouvelle cellule énergétique la veille. Aucun risque de tomber en panne.

Sans quitter des yeux l’entrée des ruines, elle glissa son sabre laser à sa ceinture. Depuis toutes ces années, elle avait oublié à quel point l’arme était lourde – tout comme sa responsabilité quand elle la portait. Repousser les chiens kath indisciplinés et les rares voleurs qui s’aventuraient près de la ferme ne nécessitait pas une arme aussi sophistiquée. À vrai dire, elle n’avait pas imaginé – ni espéré – en avoir à nouveau besoin un jour.

Elle surveilla l’entrée des ruines pendant plusieurs minutes sans remarquer le moindre mouvement. Aryn ignorait si Malgus avait déjà terminé ce qu’il était venu faire ou s’il était toujours à l’intérieur. Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir.

Il y avait plusieurs façons d’entrer dans l’ancienne enclave, mais Malgus, avec son impertinence légendaire, n’hésiterait sans doute pas à passer par la grande porte. Aryn, elle, ne se sentait pas particulièrement impertinente, mais elle fit de même.

Elle laissa derrière elle la lumière de la mi-journée pour entrer à tâtons dans l’obscurité de l’enclave. Ses yeux s’adaptèrent rapidement aux ténèbres des couloirs, mais elle garda tout de même la main sur son sabre laser le temps de bien prendre ses marques. Inutile de faire preuve d’imprudence. Elle invoqua la Force, mais ne sentit rien qui sortait de l’ordinaire, ou en tous cas, rien d’autre que ce qu’elle avait ressenti jusqu’ici. Et si un piège l’attendait, il se serait déjà refermé sur elle.

Aryn se retourna pour étudier ses environs. Grâce aux rais de lumière qui filtraient à travers les fissures du plafond, elle distinguait d’imposants blocs de pierre brisés. Qui sait ce qu’ils protégeaient autrefois, avant de s’effondrer il y a plusieurs siècles ? Aujourd’hui, ils ne servaient qu’à empêcher les intrus d’atteindre les nombreuses pièces oubliées de l’enclave.

Son regard s’arrêta au fond du sombre couloir qu’elle empruntait. Un rideau de poussière agité par un rayon de soleil cachait une ouverture si noire qu’elle ne pourrait que la conduire dans les entrailles du complexe.

En enjambant les débris qui jonchaient le sol en pierre, Aryn ne put s’empêcher de trouver la situation particulièrement ironique. Combien de Jedi auraient donné leur bras droit pour avoir la chance de venir ici ? Et elle – une paria, une ratée – elle avançait à tâtons dans l’obscurité de l’un des secrets les mieux gardés des Jedi.

Elle n’allait pas trop vite. Qui sait ce qui a bien pu élire domicile ici ? En s’approchant des murs, elle entendit un fourmillement et se dit qu’elle ne préférait pas savoir. Quant à ce que les Jedi avaient bien pu laisser derrière eux – pièges, alarmes… – ce mystère-là était encore plus grand.

Il ne lui fallut pas longtemps avant que la proximité constante, mais discrète, de Malgus se fasse ressentir de façon soudaine et brutale, emportant tout sur son passage. Une sensation quasi insupportable s’empara d’elle, chassant l’air de ses poumons. Malgus était bien à l’intérieur des ruines – il était même tout près.

Dans les ténèbres, elle l’entendit bien avant de le voir. Le bruit inimitable d’un cristal qui s’embrase et allume la lame d’un sabre laser. Elle ferma les yeux et leva les bras en l’air, invoquant le bouclier de Force le plus puissant qu’il lui fut possible de matérialiser en si peu de temps. Mais le coup ne vint jamais…

Et quand elle rouvrit les yeux, il n’y avait rien. Sauf de rapides éclairs rouges qui illuminaient les murs au loin. Malgus se battait contre quelque chose. Quelque chose qui lui donnait manifestement du fil à retordre.

Aryn accéléra la cadence. À chaque mètre parcouru, le bruit du combat de Malgus couvrait de plus en plus l’écho de ses pas. Métal contre pierre. Un bourdonnement d’énergie tranchant des circuits imprimés. Elle tira son propre sabre laser de sa ceinture et colla son pouce contre l’interrupteur.
Elle atteignit enfin le bout du couloir, qui débouchait sur une salle en pierre caverneuse. Elle pouvait voir les entrées des autres couloirs tout autour de la pièce. Et au centre, une imprenable forteresse de puissance, une silhouette sombre enveloppée par le côté obscur de la Force… Dark Malgus.

Il lui tournait le dos. Aryn se jeta derrière un pan dentelé de la paroi du tunnel avant que Malgus ne puisse la repérer. Accroupie dans sa cachette, elle vit d’imposants droïdes de combat – les défenses des Jedi, qui étaient toujours actives après toutes ces années – tomber comme s’ils étaient faits de paille. Les droïdes étaient rapides et féroces. Elle ignorait d’où ils venaient, mais peu importe. Malgus les abattait impitoyablement un par un, à peine apparaissaient-ils.

Rien ne pouvait l’arrêter. À chaque coup de sabre laser qu’il portait sans le moindre effort, à chaque coup de poing qu’il abattait avec violence, elle le sentait : il était tout aussi puissant que le jour où elle l’avait vu pour la dernière fois, plusieurs dizaines d’années auparavant. À l’époque, elle aurait eu une chance contre lui, mais là… impossible de le vaincre. Pas seule.

Lentement, Aryn commença à faire demi-tour, pliée en deux, prenant soin de ne pas se faire voir. Mais quand le petit caillou qu’elle toucha du bout du pied roula au loin en rebondissant avec – un trop grand – fracas sur le sol en pierre, elle se rendit compte que le combat de Malgus était terminé. Si l’écho du caillou sur la pierre fut assourdissant, ce n’était rien face au silence qui suivit.

Aryn se figea entièrement, à l’exception de sa main qui tressaillait autour de la poignée de son sabre laser. Elle ferma les yeux et commanda à chaque muscle de son corps de rester aussi immobile que la roche qui l’entourait. Elle tendit l’oreille mais n’entendit rien d’autre que son cœur qui battait à tout rompre.

Un bruit électrique fendit l’air quand le sabre laser de Malgus s’embrasa. Aryn attendit, son souffle court marquant les secondes qui lui restaient avant de faire un choix. Si elle attaquait depuis cette position, la surprise pourrait lui donner l’avantage. Ce serait le combat le plus dur de sa vie, mais plutôt mourir que de se rendre face à un Seigneur Sith.

Aryn laissa siffler la respiration qu’elle retenait entre ses dents et serra son sabre laser jusqu’à ce que ses doigts deviennent blancs. Elle planta fermement ses semelles au sol…

Et s’enfuit en courant.

Sans se retourner, Aryn traça un arc de cercle avec son bras derrière elle, faisant tomber de grosses pierres pour former une sorte de barricade. Elle tendit la poignée de son sabre laser vers l’avant et, sans s’arrêter de courir, appuya sur l’interrupteur. La lame illumina l’obscurité.

Combattre Malgus serait toujours un pari risqué. Elle avait une petite chance de l’emporter – négligeable, en réalité – mais Aryn avait appris dès le plus jeune âge à se fier à son intuition. Et elle savait, de toutes les fibres de son être, que si elle affrontait Malgus à ce moment précis, elle ne reverrait plus jamais la lumière du jour.

Cette lumière qui brillait comme un phare dans la nuit au bout du tunnel.

Elle s’arrêta net quand ses pieds foulèrent le sol hors des ruines de l’enclave. Au loin, près de l’arbre derrière lequel elle avait caché son speeder, une silhouette descendait de son propre véhicule. Aryn rangea son sabre laser et jeta ses dernières forces dans une course effrénée vers l’arbre.

« Aryn ! » cria la silhouette alors qu’elle atteignait l’ombre du blba.

Avant qu’elle ne puisse s’en empêcher, elle entra en collision avec Zeerid, jetant ses bras autour de ses épaules.

« Qu’est-ce que tu fais là ? » lui demanda Aryn en essayant de reprendre son souffle.

Le visage barbu de Zeerid s’assombrit lorsqu’il entendit l’urgence dans sa voix. « Je suis venu t’aider. Arra a dit qu’elle ne me le pardonnerait jamais si je te laissais y aller seule, mais ce n’est pas comme si j’en avais l’intention.

– Comment as-tu su où j’étais ?

– Je me suis dit que Malgus était sans doute venu chercher un truc ici.

– Il est ici. Je crois… déglutit Aryn, je crois qu’il a compris que j’étais ici aussi.

– Quoi ? Il t’a suivie ? » La main de Zeerid fusa vers le blaster qu’il portait à la ceinture et son regard scanna l’entrée des ruines.

« Je ne sais pas, avoua Aryn. Mais on ne va pas rester ici pour le savoir. » Elle enfourcha son speeder et le démarra. Le moteur rugit.

« Qu’est-ce qu’on fait ? » demanda Zeerid en grimpant sur son propre speeder.

Aryn se tourna vers les ruines. La présence de Malgus, sa douleur, sa colère, sa puissance… Elle sentait tout cela très clairement, même à l’extérieur des murs épais de l’enclave abandonnée. Pour le vaincre, ils auraient besoin des seules personnes assez fortes pour affronter un tel pouvoir. Malheureusement, elles n’allaient probablement pas être ravies de revoir Aryn.

« On va voir les Jedi. Ils sauront quoi faire.

– Tu es sûre ? demanda Zeerid.

– Non. Mais a-t-on vraiment le choix ? »

—————-
 

« Je voulais l’affronter. » Aryn basculait sa tasse vide d’avant en arrière, en faisant tourner le fond sur la table en bois. « Peut-être que j’aurais dû. Mais au fond de moi, je savais qu’il fallait plus d’un ex-Jedi pour arrêter un monstre comme Malgus. Alors j’ai mis Zeerid et Arra en sécurité et je suis venue ici. Je suis venue vous voir. »

Tout au long de l’histoire d’Aryn, le regard bleu vif de Maître Satele n’avait rien laissé transparaître, mais à cet instant, Aryn crut discerner une sorte d’amusement dans les yeux plissés du Jedi.

« Je suis ravie de constater que tu as mûri et que tu as appris à garder la tête froide. »

Aryn se tordit les mains et hocha légèrement la tête. Que Maître Satele la taquine ou la critique vertement, Aryn n’avait aucune envie qu’on lui rappelle pourquoi elle avait quitté l’Ordre Jedi.

« Je ressentais la colère de Malgus, sa frustration, mais il y avait autre chose. J’ai presque eu l’impression qu’il était… perdu. Comme s’il savait ce qu’il cherchait, mais qu’il ne l’avait pas trouvé. » Aryn soupira. « C’est tout ce que je sais. J’aimerais pouvoir vous en dire plus.

– C’est inutile. Vous avez fait du beau travail, Aryn. Merci. » Maître Satele se leva et s’avança jusqu’au mur opposé, dos à la pièce.

« Bien, commença-t-elle. Comment procède-t-on ? »

Aryn fronça les sourcils. « Pourquoi me posez-vous cette question ? répondit-elle au dos de Maître Satele. C’est le problème des Jedi maintenant, et s’il y a bien quelqu’un à qui je n’ai pas besoin de rappeler que je ne suis plus un Jedi, c’est vous. »

Maître Satele se tourna vers elle, son expression neutre laissant place à un air compréhensif. « Vous n’êtes pas la seule à avoir coupé les ponts avec les Jedi. Mon rôle, ma place dans l’Ordre n’est plus ce qu’elle était. Pour être honnête, ce n’est plus le cas depuis bien des années. Mais nous avons tous un rôle à jouer dans cette histoire, quelle que soit notre relation avec l’Ordre Jedi. »

Un silence se fit, mais avant qu’Aryn ne puisse répondre, une voix froide et claire se fit entendre à l’entrée de la pièce. Une jeune femme aux cheveux rouge vif était appuyée contre le cadre de la porte, les bras croisés.

« Satele, Sal-Deron a demandé à vous voir. Quand vous aurez le temps. »

– Quelle heureuse coïncidence, ironisa Maître Satele. J’aimerais justement qu’il parle à quelqu’un. »

La jeune femme jeta un bref regard vers Aryn avant de tourner les talons et de s’en aller.

Maître Satele fit un geste vers la porte sans quitter Aryn des yeux. « Allons-y ensemble. Je suis sûre que Maître Sal-Deron serait très intéressé par ce que vous avez à dire. »

Aryn se leva et fit un pas vers la porte. « Juste « Satele » ? Depuis quand êtes-vous si informelle avec les autres Jedi ?

– Syl est… une élève difficile. Je choisis mes combats avec elle. Ça nous permet d’avancer… » Maître Satele fit passer Aryn dans le couloir et referma la porte derrière elles. Elle tourna à droite et fit signe à Aryn de la suivre.

« Quand je dis que les choses ont changé, je ne plaisante pas, Aryn. L’Ordre Jedi, et beaucoup d’entre nous aussi. D’autres portent aujourd’hui les responsabilités qui étaient les miennes, et il faut que vous leur racontiez votre histoire avant de retourner auprès des vôtres. »

Elles poursuivirent leur chemin. « Je sais que les Jedi ne sont plus ce qu’ils étaient, commença Aryn. Mais les choses… ne peuvent pas être si différentes que ça, si ?

– Oh, si, répondit Maître Satele calmement. Mais les Jedi ont toujours connu le changement, même s’ils l’ont toujours ardemment combattu. Et au vu de tout ce que vous m’avez dit aujourd’hui, je crois que d’autres changements nous attendent… »

Vous pouvez également retrouver la nouvelle sur le site de SWTOR :

https://www.swtor.com/fr/info/news/article/20210413

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